S’engager pleinement ! Est-ce si facile ?

S’engager pleinement ! Est-ce si facile ?

La notion d’engagement est au cœur du nouveau livre du défi des 100 jours « libérer votre relation à l’argent et vivez votre abondance ». Chaque jour, une expérience, réflexion à vivre pour que quelque chose se modifie dans sa manière d’appréhender sa vie. Je suis admiratif pour ceux qui en sont à leur 10ème défi ou plus. Et pourtant, je suis certain que ceux qui s’engageront pleinement dans ce défi verront des changements importants et réjouissants.

S’engager pleinement dans son projet professionnel :

Comment se fait-il qu’en ayant un projet professionnel passionnant, qui vient du plus profond de soi, de nombreux entrepreneurs n’arrivent pas à s’engager, à passer à l’action. Je vois 2 raisons :

  • La peur de l’échec ! Quand on a quelque chose qui nous tient tellement à cœur, un projet qui fait rêver, il devient dangereux de le concrétiser. Pourquoi ? Car si le projet ne marche pas et qu’il faille y renoncer, que reste-t-il ? Un grand vide, plus de rêve, plus rien devant soi ! Tant qu’il est à réaliser, il existe !
  • La peur de réussir ! Je rencontre tant d’êtres humains dans mes ateliers qui ne s’autorisent pas à « réussir », à briller. C’est souvent en lien avec les messages reçus durant leur enfance, leur regard sur eux-mêmes. Cela fait penser aux fameux messages de Marianne Williamson (discours d’investiture de Nelson Mandela) à relire ICI.

S’engager pour son bien-être :

Aujourd’hui, je sais ce qui me fait du bien, me permet d’être bien aligné, dans mes baskets :  bouger mon corps, le contact à la nature, manger sainement, dormir en suffisance, méditer, etc. Chacune de ces actions me fait du bien et pourtant…. Je les néglige trop souvent à mon goût. Bien sûr, j’ai plein de bonnes excuses… quelque chose de plus urgent à finir, on ne vit qu’une fois, etc.

Si j’étais le seul à vivre cela, je me dirais que j’ai un sérieux problème mais mon expérience me montre que bien d’autres expérimentent la même chose.

J’ai plusieurs pistes de compréhension :

  • La prioritaire : je n’ai pas encore suffisamment d’amour pour moi, pour mieux prendre soin de moi !
  • Les « bonnes » choses à faire viennent d’un endroit intérieur qui me dit « il faut », « tu dois » (le parent normatif en Analyse Transactionnelle) et cela se fait à partir d’un endroit de culpabilité plus que de joie.
  • De nombreux êtres humains n’aiment pas la frustration (reste de notre éducation, enfance ?) et font des choix à partir de ce rejet de la frustration. Les choix ne sont pas joyeux car ils ne sont pas pleinement assumés.
  • Certains d’entre nous avons un côté « sois parfait » si exigeant que cette recherche est usante et au moment où nous lâchons l’exigence, nous pouvons nous laisser aller plus que de raison (lâcher le contrôle).

Il me semble qu’être en amour avec soi-même demanderait d’être plus doux, plus compréhensif, plus empathique avec soi. J’aime à penser que si je disais à mon entourage le 10ème des reproches, jugements que je me fais subir, j’aurais fait le vide autour de moi.

Comment puis-je me mettre en lien, moment après moment, avec mon être profond et me demander « qu’est-ce qui serait bon, gouteux pour toi, là maintenant ? », « qu’est-ce qui aurait du sens ? », et que mes actions partent de cet endroit intérieur dénué de culpabilité, de morale ou d’habitudes pas remises en question.

De plus, quand j’ai envie de ne rien faire, de procrastiner, de « glander », je souhaite le faire en conscience, sans culpabilité. Je veux manger du chocolat, des chips, boire de la bière : ok, je déguste pleinement et avec plaisir. Je veux regarder des séries : ok, prend plaisir à le faire, en étant conscient que cela est peut-être une fuite et que c’est ok. Etc….

Vivre pleinement ces moments plutôt que le faire en ayant mauvaise conscience permettra sans doute plus de légèreté et petit à petit ce qui me fait du bien prendra plus de place dans ma vie, dans la douceur et le plaisir.

Quelles sont vos expériences ?

P.S : au moment où je termine ce texte, je me suis posé la question, qu’aimerais-tu à l’instant ? Danser ! Sur quelle musique ? La chanson « La fille du père-noël » de Dutronc m’est venue spontanément alors que je ne l’ai plus écoutée depuis de nombreuses années. C’est fait J : vidéo Youtube ICI.