Coup de cœur : “Mon grand-père était Gandhi”

La lecture du livre « Mon grand-père était Gandhi »  aux Editions Eyrolles m’a beaucoup plu, m’a questionné sur mon fonctionnement ancien et actuel. Ponctué de nombreuses expériences de vie, il est de lecture agréable. Voici deux histoires citées par Arun, petit-fils de Gandhi.

Dans la première, il accompagne son père en ville et doit le récupérer en voiture à 17h. Il arrive une heure en retard prétextant que la réparation du véhicule au garage avait duré plus longtemps que prévu. Le père qui s’était entretemps renseigné au garage savait que c’était un mensonge. Il dit à son fils :

« Je suis désolé que tu me mentes. De toute évidence, je n’ai pas su te donner la force et le courage de révéler la vérité sans crainte.  J’ai échoué et je dois comprendre en quoi, je me suis trompé. Je dois faire pénitence pour cet échec. Je vais rentrer à pied. »

La marche dura 4h30 dans la nuit, Arun le suivant en voiture pour l’éclairer.  Il ne lui a plus jamais menti.

La seconde histoire est la suivante : Anil, enfant vivant dans l’ashram créé par Gandhi,  mange des bonbons plus que de raison. Le médecin s’en inquiète et ses parents lui ordonnent de ne plus en manger bien qu’eux le font toujours. Anil continue, en cachette. Sa mère l’emmène voir Gandhi en espérant qu’il l’influencera. Il lui demande de revenir dans 2 semaines. A sa seconde visite, Gandhi dit quelque chose dans l’oreille de l’enfant, ils se tapèrent dans la main pour sceller leur pacte secret et l’enfant ne mangea plus de sucreries.

La mère revint vers Gandhi pour lui demander comment il avait fait pour se faire obéir alors qu’eux, parents, n’avaient pas eu d’influence sur leur fils. Voici la réponse de Gandhi :

« Il n’y a pas de miracle. Je vous ai demandé d’attendre quinze jours parce que je devais moi-même arrêter de manger des bonbons avant de pouvoir demander à Anil de le faire. Je lui ai simplement annoncé que je n’en mangeais plus depuis 2 semaines et que je continuerais de m’en priver jusqu’à ce que le médecin les lui autorise à nouveau. »

C’est un exemple du pouvoir de la correction par l’exemple.

Si cela vous a donné envie de le lire, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Bonne lecture.