La lumière derrière l’obscurité

La lumière derrière l’obscurité

Pourquoi est-ce donc si important d’aller voir ses ombres. Par ombre, nous parlons de tout ce qui est inconscient. Il y a bien sûr des parts attrayantes que nous ne nous autorisons pas à vivre (le clown en moi, mon côté artistique, sensible, etc.). Pour X et Y raisons, nous avons cru qu’elles n’étaient pas les bienvenues ou que nous n’en avions pas les capacités. Et il y a les autres parts, celles qui pour la morale familiale, religieuse ou sociétale représentent quelque chose de négatif, de mal.

Le prêtre et psychologue Jean Monbourquette, dans un livre intitulé « apprivoiser son ombre », dit la chose suivante : « Ces éléments mal aimés de soi, même une fois refoulés, survivent et cherchent à s’affirmer. Si leur propriétaire n’en reconnaît pas l’existence, ils se retourneront contre lui, lui feront peur et lui créeront de sérieux ennuis d’ordre psychologique et social. ».

Je suis un spécialiste de la Communication NonViolente et je pense avoir été attiré inconsciemment par cette approche car je refoulais ma part violente (et je ne pense pas être le seul). Moi, violent, vous pensez ! La société sans doute mais pas moi ! C’est le film que je me faisais et me suis leurré pendant longtemps car cette part me faisait peur. J’ai compris qu’en accueillant cette part de moi, je pourrais l’utiliser si nécessaire en conscience et de manière ajustée. Jusqu’à présent, j’étais potentiellement dangereux car chaque part que l’on refoule peut surgir d’une manière inattendue, avec la force d’un volcan que l’on ne peut maîtriser. Ceci explique nombre de criminels dont les voisins disent : il était si gentil, on n’aurait jamais imaginé qu’il puisse commettre un tel acte. Oui, quand la violence nous submerge, nous ne maîtrisons plus grand chose, voir plus rien.  En accueillant notre part violente, nous devenons moins dangereux.

Il n’est pas rare que dans des ateliers sur la relation à l’argent, il y ait des problèmes d’abus sexuels qui ressortent.  Là aussi, les victimes de tels actes refoulent des parties d’elles-mêmes et cela influence leur vie d’une manière inconfortable.

Je pense à cette femme qui ne désirait plus rencontrer personne car inconsciemment elle avait la crainte que les autres voient ses parts sombres. Apparemment, elle avait l’air gentille et sans problèmes. Elle savait bien que c’était une façade. Quand elle a dit devant le groupe qu’il y avait un monstre en elle, une tueuse même, ce fut l’occasion d’accueillir ces parts enfouies depuis si longtemps. Cela s’est fait dans la joie, les rires et le soulagement de ne plus garder tout cela enfoui. Ce moment de libération très important la soutenait à oser être davantage elle-même. Vous pouvez voir le parallèle avec la vidéo « coup de cœur » d’Alexandre Jardin.

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